lundi 8 juin 2009
OH ! CHERRY ! CHERRY !...
Je l'aime un peu, beaucoup, passionnément,
Un peu c'est rare et beaucoup tout le temps.
Passionnément est dans tout mouvement :
Il est caché sous cet : un peu, bien sage
Et dans : beaucoup il bat sous mon corsage.
Passionnément ne dort pas davantage
Que mon amour aux pieds de mon amant
Et que ma lèvre en baisant son visage.
PASSIONNEMENT - LOUISE DE VILMORIN
lundi 16 mars 2009
IL ME HAPPE, ME HAPPERA...

Tu vois ce convoi
Qui s'ébranle
Non tu vois pas
Tu n'es pas dans l'angle
Pas dans le triangle
Comme quand tu faisais du zèle
Comme quand je te volais dans les plumes
Entre les dunes
Par la porte entrebâillée
Je te vois rêver
A des ébats qui me blessent
A des ébats qui ne cessent.
Peu à peu tout me happe
Je me dérobe je me détache
Sans laisser d'auréole
Les cymbales les symboles
collent
On se rappelle
On se racole
Peu à peu tout me happe
Les vents de l'orgueil
Peu apaisés
Peu apaisés
Une poussière dans l'oeil
Et le monde entier soudain se trouble
Comme quand tu faisais du zèle
Comme quand je te volais dans les plumes
Entre les dunes
Par la porte entrebâillée
Je te vois pleurer
des romans-fleuve asséchés
Où jadis on nageait
Peu à peu tout me happe
Je me dérobe je me détache
Sans laisser d'auréole
Les cymbales les symboles
collent
On se rappelle
On se racole
Peu à peu tout me happe
Tu vois ce convoi
Qui s'ébranle
Non tu vois pas
HAPPE - A. BASHUNG - J. FAUQUE
lundi 16 février 2009
LE SOIN DU PAPILLON

Il y a des passages à vide, de ceu+ où l'on se demande dans quel coin de l'espace se mettre pour que ça passe. Des passages sans mots, sans gués. Des passages d'un jour à l'autre à se cramponner au+ flancs des collines humides, à franchir des rivières boueuses, s'ébrouer comme le chien après son escapade.
Il y a des jours qui passent où je ne suis pas dans ma vie. Mais juste à côté.
Alors, je prie, les mains jointes, je prie pour que la nuit.
Pour que la nuit, le papillon se pose sur mes yeu+. Il me délivre du sommeil et me livre, nue, au+ rêves.
lundi 10 novembre 2008
TIC-TOC

Je m'accroche à ce petit bonhomme, je m'accroche...
Je suis bien aimée, vous savez...
lundi 20 octobre 2008
ET MON PETIT COEUR...


lundi 14 juillet 2008
MUSEE D'ÂMES

Je connais une Lisa d'un genre qui aime Mona. Connaître n'est pas le mot. Je l'imagine, je l'envisage, je la dévisage, perle après perle, mots et maux retenus, points serrés. Moi je voudrais la voir de visu, faire un bout de route avec elle. Comment dire aux gens qu'ils nous manquent quand on ne les connait pas, enfin connaître n'est pas le mot... ? Comment ?

Dans ce musée, j'ai piqué quelques âmes...

...ce recel de dames, ma façon à moi de te dire combien ta voix et ton visage et ton être me manquent ... A bientôt Lise au A.
jeudi 22 mai 2008
LE PALAIS DE FRIDA

Frida, en son palais, regarde ses traits. Frida, clouée, rend sa vie.
Si libre, Frida...
Pour la rejoindre : elle est là...
dimanche 10 février 2008
L'INDECENTE

Il a bien fallu s'habiller, ce matin-là. Choisir une jupe bleue, un bout de ciel après la nuit blanche, la jeter sur le lit défait, au milieu des draps en boule et des oreillers pour deux. S'allonger encore un peu même s'il n'est plus l'heure, écouter son corps qui respire. Envisager la suite, ta fuite.
L'indécence est de t'avoir aimé sans jamais te le dire et ainsi de ne pas avoir pu te retenir quand tu es parti.
mercredi 23 janvier 2008
LA CLE DE SONGE

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blème,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
Mon rêve familier - Paul Verlaine - Poêmes Saturniens
dimanche 13 janvier 2008
UN TRUC DE PRINCESSE

Enfant, elle joue à la Madame aux frais de la princesse, se couvre d'or de pacotille, de perles en graines, enroule sa petite nature dans une étoffe ondée aux reprises douces sous les doigts, éclats de soie parsemés. Quand elle avance dans le jardin, les fleurs hochent la tête et s'écartent avec grâce devant ce pas léger de fillette qui ne recule devant rien.

