Madeleine Songe

Création de bijoux en pâte polymère, perles, écriture, mots, rêveries

mardi 24 juin 2008

AVANT QUE

les feux de la Saint-Jean ne s'éteignent : dire à mon papa que je l'aime même s'il ne m'entend plus depuis longtemps...mais je lui dis tous les jours, mais là je le dis à voix haute...

Faceaface

Suis-je en train de prendre le chemin des bonnes résolutions ??? En tous les cas, Mesdames les Âmes, vous m'aidez en ce sens. Allez zou !, encore une louche de  résolution n° 10 :

Dire que j'aime et que je vous aime...

Mais voilà que ma liste du moment, ma number one, ma préférée, ma toute douce, mon idéale, mon coup de pied aux fesses, mon poil qui gratte, se trouve maigrichonne, alors une douzième intention pour lui faire plaisir (faire plaisir, ne serait-ce pas une bonne résolution ça, on dirait que ça serait la treizième ?) :

Dire merci et tant pis pour le rose aux joues, dire merci quand on reçoit.

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dimanche 22 juin 2008

SOLISTE

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Nous y voilà ! faut que je me rende à l'évidence : me suis rendue au solstice d'été (j'y reviendrais). D'abord, il faut vous dire que ce n'est pas au 1er de l'an que je prends mes bonnes résolutions, c'est maintenant, quand je me replie dans la maison, volets clos, fraîcheur des carreaux, pénombre bénie. Sais pas pourquoi, c'est à ce moment-là que naissent intentions bien fondées, promesses, envies. Je suis prête pour tous les démarrages en côte !

Alors, avant que la mer ne me prenne (bains de mer sur prescription médicale, si possible ne pas couler, nager, nager et j'oublierai la moustache bien mise de mon kiné à laquelle je m'accroche quand ça fait trop mal !), je dis que :

1) revenir aux fondamentaux,

2) ne plus faire semblant de vous ignorer,

3) arrêter les questions, les j'arrête, à quoi ça sert et pourquoi, c'est quoi cette solitude ?, les doutes, les fuites (en arrière toutes ! et sur les côtés, difficile pour le pur Cancer que je suis d'aller contre ma marche naturelle !),

4) pur plaisir, doux délice,

5) ne plus pleurer sur les rencontres inespérées et loupées, les coups de foudre mouillés, les incompréhensions mutuelles, les attentes grandes bien trop immenses, les vides à combler, les besoins d'aimer, les deuils jamais faits,

6) me dire que je suis une lente. Et alors ?

7) ouvrir la coque,

8) arrêter de me prendre pour la Petite Poucette perdue dans la sombre forêt aux prises avec le méchant ogre myope qui n'a pas vu que je ne suis plus d'une première fraîcheur,

9) regarder vos yeux,

10) dire que j'aime et que je vous aime,

11) les autres intentions (inventions), me les garde encore un petit peu, au chaud de l'été sous mon aile de poule qui cherche le caillou magique...

C'est malin, cette liste (fichue manie que cette manie des listes, j'en colle, j'en enfouis, j'en sème, j'en clone, j'en retrouve, j'en oublie...et plus elles sont longues et plus j'exulte...), me sens toute chose maintenant...

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dimanche 18 mai 2008

DEUX JOURS A TUER

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Combien de temps...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures, combien ?
Quand j'y pense, mon coeur bat si fort...
Mon pays c'est la vie.
Combien de temps...
Combien ?

Je l'aime tant, le temps qui reste...
Je veux rire, courir, pleurer, parler,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Voler, chanter, partir, repartir
Souffrir, aimer
Je l'aime tant le temps qui reste

Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait :
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes-en pour demain...

J'ai encore du pain
Encore du temps, mais combien ?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...

Combien de temps...
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je veux des histoires, des voyages...
J'ai tant de gens à voir, tant d'images..
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C'est drôle, les cons ça repose,
C'est comme le feuillage au milieu des roses...

Combien de temps...
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je m'en fous mon amour...
Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore...
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul...
Quand le temps s'arrêtera..
Je t'aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment...
Mais je t'aimerai encore...
D'accord ?

Serge Reggiani - Jean-Lou Dabadie - Alain Goraguer

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lundi 12 mai 2008

MON JUPON

Jupon

A Miramas, tes mains brûlées par le soleil, m'ont détroussée de ce jupon. De ces mains qui m'ont vu venir, je suis encore amoureuse.

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dimanche 27 avril 2008

SI BELLE, LOUISE

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J'ai vu plus d'un adieu se lever au matin,

J'ai vu sur mon chemin plus d'une pierre blanche,

J'ai vu parmi la ronce et parmi le plantain

Plus d'un profil perdu, plus d'un regard éteint

Et plus d'un bras, la nuit, que me tendaient les branches.

Par le calme et la pluie et le souffle du vent

J'ai vu passer les mots qu'un baiser accompagne.

J'ai vu ces baisers-là s'en aller au couvent

Et dans le flot des lacs où le temps va, rêvant,

J'ai vu plus d'un noyé dont je fus la compagne.

J'ai vu tous mes regrets guetter mon avenir,

L'amour me délaisser pour une autre nature

Mon coeur, mal estimé, de loin me revenir

Et ce coeur me rester pour battre ma mesure.

Ces mains, ces yeux, ces bras où passa mon destin

Ces profils éperdus ne pesant plus une once,

Je les revois dans l'onde et l'arbre et le plantain

Et je vois mon destin dans l'entrelacs des ronces.

J'ai vu - Louise de Vilmorin

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jeudi 20 mars 2008

STORIA

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On va reprendre l'histoire du début. Enfin, on va essayer. On va dire qu'elle commence par une belle nuit étoilée ou, si tu préfères, sous un ciel piqueté de lueurs scintillantes comme des brillants. Je sais tu as le goût de la métaphore et j'ai la métaphore facile. La grande casserole, le petit chariot, Vénus, la Voie Lactée et puis Orion, la fleur de carotte de Giono... on se rend compte du vide sidéral quant à nos notions d'astronomie... ce qui nous occupe pour l'heure et les nuits à venir (mais on n'en est pas encore bien sûrs), c'est la ronde nuptiale à laquelle se livrent nos corps. Bien entendu, nous les laissons faire. En fait, nous sommes pantois sous la lune, devenus muets peu à peu.

C'est un beau début d'histoire. Dans ces moments-là, on se dit que la vie ne devrait être faite que de commencements. Adieu les tourmentes ! Ainsi on enverrait voler par dessus les moulins les douleurs assassines. Oui mais voilà, pour cette histoire d'étoiles filantes inaperçues, il a fallu clore une autre histoire qui avait commencé assis en tailleur devant un feu de bois sur des tomettes délavées et qui, elle-même, avait mis le terme à une histoire entamée face à la mer, bercés que nous étions par le ressac de l'eau, les fesses humides dans le sable mais nous n'osions pas le dire par peur de rompre le charme et ainsi de suite et toujours une suite et une fin...

Plus tard, on se demande, je me demande si toute cette mise en scène d'étoiles, de nuit d'été et de son cortège de grenouilles coassantes, de grillons insomniaques, de chouette éberluée n'était pas là pour brouiller nos sens irrémédiablement, nous engager à poursuivre l'histoire jusqu'à l'automne et bien au-delà si affinités.

Je dois me rendre à l'évidence : écrire l'histoire ne t'intéresse pas, pas la nôtre en tous les cas. Je cherche ta main, je ne la trouve pas, je cherche ton regard, je ne le trouve pas. Je dis les mots que tu ne dis pas. Je m'écorche vive à tes côtés. Je me suis trompée d'histoire et tu me l'accordes. Chacun sa version. Sa vision. Son évasion. Alors je me mets en quête d'un autre début. La décision n'est pas simple à prendre. Oh non !mon corps renâcle à laisser le tien mais je me mets en chemin. Et puis, par une nuit blanche d'août, je kidnappe, je le jure la pleine lune pour témoin, sur la route sinueuse des gorges d'Evenos un horloger peu farouche. Mais là est une autre histoire...

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mercredi 13 février 2008

TA MAISON

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Ta maison est une maison de village de deux étages et un grenier. C'est au second que nous avons conçu notre enfant et au rez de chaussée que nous nous sommes mariés, en juin, le 21, un mercredi. Tôt le matin, j'ai cueilli dans les champs les fleurs jaunes de mon bouquet de mariée. Au crépuscule, sur le terrain municipal, le temps de lâcher ta main, j'ai marqué un but au cours de cette fameuse partie de foot-ball, la robe bleue remontée sur mes genoux d'ancienne fillette. Et les grands-parents applaudissaient. Les parents hochaient la tête. Plus tard, tu t'es endormi dans mes bras, repu de rires et de bonheur, des souvenirs à venir derrière les paupières. A ce moment-là, j'aurais donné ma vie pour sauver la tienne.

C'est au troisième jour de notre voyage de noces que nous décidons de rentrer à la maison, non pas que le voyage ne soit pas beau mais mon goût pour le camping ne s'avère pas. Nos noces se poursuivront à l'ombre. Dans ta maison, il y a une volée d'escaliers accueillante et fraîche qui invite à la rêverie et j'aime m'y blottir dans le chaud de la journée à l'heure de la somnolence et du corps alangui. Je n'aime rien d'autre que cette vacuité qui capture mon être, ce silence qui me cueille, ce semblant d'éternité qui me laisse entrevoir la vie heureuse, ton pas qui résonne d'un palier à l'autre.

Pourtant ce qui me taraude depuis tout ce temps, c'est de retrouver l'entre-nous deux, cette histoire d'avant et d'après, mouvante, flottante comme le retour d'un mauvais rêve, indéfinissable, cette infime parcelle de vie qui se niche juste après l'avant et juste avant l'après. Ce que je sais, c'est que mon regard sur toi ne change pas.

Les saisons passent et nous restons dans ta maison à endurer les rigueurs de l'hiver, l'ombre qui tombe à l'heure du goûter, nos bouts de nez gelés en dépit des feux de cheminée, nos corps gourds en février. Cette maison a supporté comme une belle et grande et fière maison, sans craquements, sans grincements, sans fissures aucune, sans dégâts irréparables, nos ardeurs de bâtisseurs amateurs, nos poussées de fièvre de maçon idéaliste, nos égarements architecturaux. Nous avons poursuivi notre tâche avec passion, jour après jour, et nous avons regardé notre enfant grandir entre clous et marteaux, masses et briques. C'est ainsi que les saisons passent. Nous avons tiré des lignes, et aussi, il faut le dire, des plans sur bien des comètes. Nous avons tendu des fils à plomb, pris des niveaux, monté des murs, déplacé des montagnes et, avec beaucoup d'application, nous avons appris à essuyer les plâtres.

Les trois petits singes de la sagesse se cachaient dans le tiroir secret du secrétaire déglingué. J'ai eu pour eux un élan de tendresse renversant. Une émotion pure, brute et brutale. J'avais oublié jusqu'à leur existence, nos discussions âpres quant à leurs sages vertus, les négociations pour leur éviter la déchéance, l'exil au fond d'une boite à chaussures. J'ai vidé chacune des pièces de ta maison de leurs substances, de la moindre de tes traces. J'ai effacé tes empreintes, empilé les vieux disques, jeté la tente de camping. J'ai pleuré à chaque marche, à chaque palier, dans chaque lieu. J'ai répandu mes cris et mes larmes comme autrefois nous peuplions de cris et de rires cet endroit de bric et de broc.

Tu ne le sais pas, mais j'ai fermé les volets de ta maison. Au premier, les persiennes étaient cassées.

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vendredi 28 décembre 2007

VEIRE L'AN QUE VEN

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Bottez les fesses à ces voeux pieux qui n'ont de voeu que la promesse et qui, une fois le premier de l'an passé, disparaissent dans le flot de la vie...Prenez-les à bras le corps et donnez-leur corps. Il en est ainsi des voeux, il faut les travailler au plus près, les serrer à la culotte, les marquer au pas si on ne veut pas qu'ils s'évaporent par désenchantement, inertie ou oubli.

A mon tour, je vous souhaite la flamme pour réaliser vos rêves et vos désirs, de trouver en chaque journée la pépite du bonheur qui ouvrira la voie du lendemain. De tout votre corps, de toute votre essence, portez-vous bien !

Merci à vous de votre fidélité, de votre enthousiasme et de votre patience. Sans vous, Madeleine aurait regagné le pays de ses songes.

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dimanche 21 octobre 2007

JAMAIS D'AUTRE QUE TOI

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Jamais d'autre que toi en dépit des étoiles et des solitudes

En dépit des mutilations d'arbre à la tombée de la nuit

Jamais d'autre que toi ne poursuivra son chemin qui est le mien

Plus tu t'éloignes et plus ton ombre s'aggrandit

Jamais d'autre que toi ne saluera la mer à l'aube quand fatigué d'errer moi sorti des forêts ténébreuses et des buissons d'orties je marcherais vers l'écume

Jamais d'autre que toi ne posera sa main sur mon front et mes yeux

Jamais d'autre que toi et je nie le mensonge et l'infidélité

Ce navire à l'ancre tu peux couper sa corde

Jamais d'autre que toi

L'aigle prisonnier dans une cage ronge lentement les barreaux de cuivre vert-de-grisés

Quelle évasion !

C'est le dimanche marqué par le chant des rossignols dans les bois d'un vert tendre l'ennui des petites filles en présence d'une cage où s'agite un serin tandis que dans la rue solitaire le soleil lentement déplace sa ligne mince sur le trottoir chaud

Nous passerons d'autres lignes

Jamais jamais d'autre que toi

Et moi seul seul seul comme le lierre fané des jardins de banlieue seul comme le verre

Et toi jamais d'autre que toi.

Robert Desnos.

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dimanche 23 septembre 2007

IL Y A UN MONDE...

alamerDans ce monde-là, les petites filles s'inventent des vies qui leur sourient. Elles prennent leurs rêves pour la réalité et la nuit, elles se réveillent à la recherche d'un songe qui leur aurait échappé, pris la fuite, devant tant de désir de grandir et de se promener sur la jetée sans papa et maman. Sans eux.

Pourtant, maman dit : Tu es ma princesse, mon petit elfe. Et papa renchérit : mon petit cœur, mon sang, mon élan.

Je suis petite et j’échappe à toutes les règles. Quand je fais un pas sur le côté, que je renâcle, que je renifle, on me pardonne. On bise mon nez. On réchauffe mes doigts gelés par le froid, on me coiffe, on m'habille, on m'emmène en voyage, c'est long, on marche dans la nature, c'est vert et je m'ennuie.

Autour de moi, le monde s'agite. Il va vite et je me demande comment faire mon trou dans tout ce tumulte. Oh, je voudrais vivre dedans, au chaud dans la maison de Hans et Gretel ! Donnez-moi le sucre et le pain d'épices que je bâtisse cette cabane de douceurs ! Parce que c'est comme ça, vivre c'est faire un trou. Si j'y pense très fort, je vois un trou dans le sable, j'ai mis du temps à creuser et papa m'a aidé et il allait bien plus vite que moi dans ses pelletées, avec un peu d'eau qui remonte de ce creux et je me dis que je vais avoir le fond de ma culotte trempé si je me glisse dans cette cavité pour le reste de ma vie.

Je suis petite mais j'ai déjà vécu beaucoup de jours et il en reste encore. A l'école, on apprend à additionner, à soustraire, à diviser. Et parfois il y a des restes qui m'embêtent, j'aime mieux quand c'est zéro que j'inscris, j'en souris, j'aime mieux quand c'est bien rangé, que tout est en ordre et que deux et deux font quatre. Je l'ai su tout de suite que ça faisait quatre.

Je regarde les oiseaux s'envoler dans le ciel pur. Le spectacle dure des heures. Il y a toujours un oiseau pour se poser et un autre pour s'éclipser.

Spec-ta-cle : articule maman. Je sais, je n'arrive pas à le dire, du coup je suce mon doigt et je chuchote aux oiseaux qui m'ignorent combien j'aimerais qu'ils me prennent sous leur aile. J'irais bien voir du pays en leur compagnie, recroquevillée dans le duvet chaud, alors, je n'aurais plus peur de la nuit, des avions, de maman qui s'éloigne, du trou plein d'eau, de papa qui renchérit : mon sang.

Posté par lydiemasere à 11:30 - Ecrire en vain - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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